10 ans de « Concerto pour deux clowns »


En tournée avec Concerto pour deux clowns depuis 2010 et après plus de 700 représentations, nous continuons à approfondir une même matière pour aller toujours plus loin avec le public.

Nous aimons citer le clown américain Peter Shub qui disait : « L’art de clown est comme l’archéologie. On creuse on creuse, on cherche et quand on trouve quelque chose il faut le nettoyer, le peaufiner, comme ce petit os que trouve l’archéologue, il est rare et précieux. »

En 2009, au début de notre création nous voulions, à travers notre duo de clown, raconter l’histoire de La belle et la bête. Nous avons travaillé avec le clown et auteur François Pillon alias Vulcano qui trouvait notre proposition trop théâtrale pour entamer un travail de clown. Il nous a demandé : « Qu’est-ce que vous savez faire ? » 
Alors nous lui avons montré nos acrobaties, nous lui avons joué nos morceaux de musiques et il nous a dit : « Montez déjà des numéros avec cette matière. Et dans 10 ans, vous raconterez peut-être une histoire! »

Effectivement, le travail fut long et n’est toujours pas achevé : nous cherchons à développer une dramaturgie toujours plus pertinente, un jeu toujours plus juste et plus fin.

En tant que clowns, notre premier moteur artistique est la rencontre avec les spectatrices et spectateurs ; nous existons et nous nous construisons grâce à elles et eux.

Et toute notre vie s’organise autour de cette heure si précieuse que nous partageons avec le public : depuis dix ans, dix mois sur douze, nous vivons sur la route, voyageons en caravane, camping-car, camion, train, avion. Sur les trajets nous faisons nos entrainements physiques et pratiques musicales : étirements sur le bord de l’autoroute, gammes à la trompette dans un hall d’aéroport. L’enseignement à distance de notre fils de onze ans, depuis le début de sa scolarité, implique l’engagement de toute la famille.

L’itinérance est notre quotidien et nous permet de poursuivre notre recherche artistique.