Les Rois Vagabonds Concerto pour deux clowns

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"  Un duo de clowns c’est un clown blanc et un Auguste, l’inégalité incarnée.
Les Rois Vagabonds entrent en scène à l’image de cette figure traditionnelle. Mais insensiblement, ils la retournent comme les doigts d’un gant.
Musiques de haute volée (violon, chant, trompette), prouesses acrobatiques, poésie, humour fusionnent pour nous entraîner, sans discours, dans un hymne à l’égalité et à l’humanité qui rend léger, léger… "


Gaël Sammouri, journaliste

 

" La philharmonie des clowns, on aura tout vu, 23h30 à Avignon, l’été 2013.
Le public adulte exulte, les enfants, eux, étaient privés de ce bonheur, fatalement, presque minuit !
Tant de spectacles s’essayent à nous faire rire et voilà que deux circassiens saugrenus nous ouvrent leur joyeux firmament aux accords des grands classiques. Oui, c’est drôle et nous avons besoin de rire. Mais que c’est beau aussi, entre acrobaties et envols musiciens.
Vivaldi, Bach, Strauss et ses « viennoiseries » qui me font un peu grincer des dents, et puis la trompette d’Igor Sellem m’évoque le temps d’une respiration le phrasé de Miles Davis dans In a Silent Way…
Rappelons que jusqu’au 18e siècle, les comédiens étaient pluridisciplinaires.
Il y a cinquante et un an, le 140 ouvrait ses portes avec le spectacle de Dimitri, le clown d’Ascona. Il était unique, il défendait une poésie non verbale dont nous retrouvons ici l’énergie. "

Jo Dekmine, Directeur du Théâtre 140, Bruxelles

 

 

" Elle joue de l’alto et du salto. Lui titube encombré d’un tuba.
Elle est poudrée à frimas telle une petite marquise en porcelaine de Saxe. Il arbore une bonne trogne de clown, nez patate, maquillage outrancier.
Elle, Julia Moa Caprez. Lui, Igor Sellem.
Ils ont fait sensation au festival d’Avignon avec leur spectacle incongru où la musique de Vivaldi succède à des contorsions, des pitreries. Le rire se mêle au frisson. La grâce au grotesque.
Voilà quelques années déjà que l’art du cirque, menacé de sclérose, engoncé dans ses règles strictes, s’est remis en question.
Remis au goût du jour. De grandes compagnies sont arrivées qui ont soufflé sur les poussières accumulées depuis des décennies.
Nos deux rois vagabonds sont de cette mouvance et bousculent allègrement les codes en même temps qu’ils abattent les cloisons.
C’est étonnant et détonnant.
A voir en famille ou tout seul mais à voir. "

Charlotte Nessi, Directrice du Théâtre Edwige Feuillère, Vesoul

 

 

" Il y a elle, perruque blanche, visage blanchi des nobles de la Cour, allure altière, et alto à la main. Et il y a lui, un peu voûté, dont la barbe rend les traits plus sombres, portant tuba et ballots de paille, comme s’il venait des champs, ou du Jardin.
Tout semble les opposer et pourtant ils ne font l’un sans l’autre qu’à se chercher toujours. La musique les unit, clowns, acrobates, équilibristes, n’hésitant pas à nous emmener dans les grands fonds marins où l’on rit (comme des baleines), et à nous enthousiasmer au rythme crescendo du Boléro de Ravel. "

Mark Verhaverbeke, Poète                                                     

 

 

" Impossible n’est pas clown ! Ce qu’ils font sur scène tient du prodige. Ils repoussent toutes les limites avec la modestie en prime. L’imaginaire de l’enfance peut avoir libre cours…Coup de cœur assuré. "

Richard Martin, Auteur et metteur en scène

 

 

" Quand les clowns nous mettent des ailes

Des coussins de velours rouge sous un lustre d’opéra. On est au spectacle chez Les Rois Vagabonds. Un drôle de couple.
Sur leur affiche, ils s’en vont avec, pour tout bagage, un violon et un vieux tuba. Et on a envie de les suivre.
Elle, Julia Moa Caprez, est violoniste classique et danseuse. Elle a roulé sa bosse dans les compagnies, de Zurich à Amsterdam, de Los Angeles à Buenos Air. Lui, Igor Sellem, a fait de la physique fondamentale, escaladé falaises et sommets avec les meilleurs grimpeurs du monde.
Trompettiste, il a écumé la Bretagne en fanfare.
Ils se sont trouvés clowns.

Les Rois Vagabonds, clowns traditionnels ou nouveaux clowns ? Avant tout „poètes en action“ selon la belle formule d’Henry Miller. Ils nous mettent des ailes pour parcourir avec eux un bout de notre chemin d’humanité. Car les clowns ne jouent pas la comédie. S’ils ont un nez rouge ou un masque blanc et des habits extravagants, c’est pour mieux se mettre à nu.
Ces deux là entrent en scène avec leurs instruments de musique, partenaires de jeu, porte voix de leurs émois. Et deux caisses qui deviennent tour à tour podium, navire au long cour, prison d’une Belle au Bois dormant, chrysalide.

Mime, acrobaties, musique, quelques mots à peine. Ils parlent un langage universel. Qu’on soit vieux philosophe ou petit enfant, on est surpris, on s’émerveille, on rit, on sourit, on est ému.
Artistes complets, ces deux vagabonds se jouent avec aisance des frontières entre les disciplines. Clowns, leur créativité se nourrit de tous les contacts humains. Aller à la rencontre des publics les plus différents est, pour eux, une exigence artistique. " 

Armelle Martin, journaliste